Retour aux actualités
Article suivant Article précédent

Entretien avec Dieu Anh LE VU (TEM 2009), une Nomad Digital Worker

L'Actu des Anciens

-

30/10/2017

 

 

Dans le cadre de notre partenariat, Léa PIGEOT, responsable développement commercial de Sprint, la Junior-Entreprise des écoles, est allée à la rencontre de Dieu Anh LE VU, diplômée de Télécom Ecole de Management et Nomad Digital Worker. Voici son interview, donnée le 13 septembre 2017.

 

 

Pourriez-vous nous parlez dans les grandes lignes de votre parcours en école et de votre promo ?

Je suis née au Vietnam et j’y ai fait mes études. Je faisais partie d’une classe bilingue, dans laquelle j’avais 12h de français par semaine. Lorsque ce que j’ai eu 16 ans, j’ai décidé de venir faire mes études en France car cela m’a semblé être une suite logique.

J’ai intégré une classe préparatoire Math sup math spé, mais j’ai réalisé que cette filière ne me correspondait pas.

L’école était, à ce moment-là, l’une des seules écoles de management à proposer à des étudiants venant de prépa scientifique, d’intégrer leur école de management. J’ai donc intégré l’école en 2005.

J’ai rejoint les associations Sprint, et AIESEC pour leur aspect international. C’est grâce à cette dernière que j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage d’un an en Norvège lors de mon année de césure. Pour décrocher ce stage, j’ai reçu de l’aide de la part d’AIESEC pour les démarches administratives, mais également de l’école. Les professeurs d’anglais m’ont aidée dans la construction de mon CV et de ma lettre de motivation. Ils m’ont également aidée à préparer l’entretien.

Par la suite, j’ai eu la chance d’obtenir un échange gratuit en Australie. J’avais alors toutes les certifications justifiant mon niveau d’anglais. Cela a été très bénéfique pour ma carrière.  En effet, la majorité des recruteurs me contactaient pour mes compétences en Français et en Anglais, dans l’objectif de communiquer à l’international.

J’ai été diplômée de la promo 2009 à TEM.

Quel a été votre lien avec T&MA ?

Après un an et demi passé à l’étranger, je ne savais plus comment mettre en avant mon CV en France. J’ai alors contacté l’association des anciens élèves. Nous avons revu la formulation de mon CV, qui était alors très prétentieux, car il était basé sur le système RH anglophone. Cela m’a permis de décrocher de nombreux entretiens et je garde encore aujourd’hui ce modèle de CV. 

Parlez-nous de votre parcours. Comment a débuté votre carrière à la sortie de l'école ?

J’ai d’abord effectué 2 CDI en tant que community manager. Au bout de quelques années, j’ai décidé de changer de branche, et de me reconvertir dans la communication via Google Adwords. J’ai rejoint une agence de publicité pour travailler dans ce domaine.

Alors que j’avais pour mission de créer des campagnes de communication récurrentes, en très peu de temps, pour un grand compte, j’ai réalisé qu’il était possible d’automatiser ces campagnes.  J’avais appris à coder à l’école, et j’ai découvert qu’avec la plateforme Google il était possible de coder du JavaScript. 

C’est ainsi que j’ai intégré un secteur de niche : je suis devenue une manageuse capable d’automatiser des campagnes, tout en ayant la connaissance sur l’optimisation des campagnes publicitaires.

Comment êtes-vous devenue Nomad Digital Worker ?

Il y a un peu plus d’un an, mon mari et moi avons décidé de démissionner pour faire le tour du monde. Au mois de mai dernier, nous sommes revenus en France mais le rythme parisien ne nous correspondait plus. 

Nous avons alors décidé de repartir voyager et de créer, en parallèle, une agence de webmarketing : mon mari s’occupe du SEO et moi du SEA. Nous sommes donc devenus Digital Nomad Workers.

Nous nous imposons comme rythme : 1 mois pour une ville et un pays. Actuellement nous faisons l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Lorsqu’il fera plus froid, nous migrerons vers l’Asie. Dans une semaine, nous travaillons à mi-temps : 3 jours par semaine et le reste du temps nous visitons. 

Comment organisez-vous votre travail ?

J’organise mon travail en fonction des clients : certains de mes contrats sont flexibles, je suis payée au nombre d’heures par semaine pour réaliser une tâche.  D’autres sont à jours fixes toutes les semaines. 

Quelle est votre plus grande difficulté en tant que Nomad Worker ?

Ce qui peut sembler le plus difficile, c’est l’instabilité de l’emploi : les entreprises ont 1 mois de préavis pour arrêter le contrat. Cependant, le fait de travailler dans un secteur de niche, très demandé par les entreprises, ne pose pas réellement ce problème.

Le risque pour moi est de me lasser un jour de bouger autant et de ne pas avoir de lieu d’attachement.

La question qu’on me pose souvent est : comment feras-tu si tu perds tes contrats ?

Il y aura toujours des pays qui correspondent à mes revenus. Si je gagne beaucoup, je resterai en Europe, sinon j’irai en Bolivie ou en Asie.

Il ne faut pas avoir peur de l’avenir et il faut s’avoir s’adapter grâce aux compétences que nous avons acquises.  

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

Pour le moment, nous vendons notre temps, mais ce n’est pas le modèle le plus adapté aux Nomades Digitaux. Nous sommes moins libres que nous le souhaiterions. Nous voudrions créer une activité qui ne dépend plus de notre temps.

Nous réfléchissons actuellement à créer une plateforme de formation en ligne payante, telles que des formations d’automatisation de campagne, mais aussi nous envisageons de créer un projet avec la plateforme Amazon. 

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient se lancer dans cette aventure ?

Je vous conseille de vous spécialiser dans un secteur de niche. La synergie ingénieur-manager est très rare et est un réel atout pour une entreprise. Si nous sommes capables de faire quelque chose qui sort de l’ordinaire, cela est une réelle plus-value. 

Il faut savoir combien on vaut et être capable d’exiger un salaire qui correspond à nos compétences.

Il ne faut pas avoir peur du côté financier. Il y a énormément de gens dans le monde qui n’ont rien, et qui sont capables de vivre avec peu, alors pourquoi pas vous ?

Nous sommes entourés de choses qui nous semblent essentiels mais qui ne le sont pas réellement.

990 vues Visites

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

L'Actu des Anciens

Au Revoir et Merci Simone, Bonne Retraite !

User profile picture

Anne LOZACHMEUR

30 juin

L'Actu des Anciens

Benjamin TINCQ (TSP 2008) interview of the week - "Les Echos TheInnovator"

MM

Mehdi MALKI

05 juin

L'Actu des Anciens

François-Xavier THOORENS (TSP2004) facilite la création d'applications blockchain

User profile picture

Nicolas NUON

05 juin