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L'interview d'un Alumni Entrepreneur : Samuel Hurth (TEM 2010)

L'Actu des Anciens

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29/02/2016

Après avoir travaillé dans plusieurs entreprises dont le Crédit Agricole et le cabinet de conseil BearingPoint, Samuel Hurth, a décidé, il y a un an maintenant, de créer son propre cabinet de conseil : Ajantis. Sa société est spécialisée en systèmes d’information et logiciel informatique.  Dans une interview pour T&MA, il nous explique ce qui l’a poussé à créer son propre cabinet de conseil et de son quotidien en tant que dirigeant d’un cabinet de conseil.

 

Parlez-nous de votre parcours. Comment a débuté votre carrière à la  sortie de l’école?

J’ai d’abord commencé ma carrière dans le cabinet de conseil   Bearingpoint pendant un an et demi. Ensuite, j’ai été rappelé au sein du Crédit Agricole dans les filliales service  à la personne et l’assistance. Puis, je suis retourné dans le conseil au sein du cabinet Magellan et enfin, j’ai crée Ajantis.

 

Qu’est ce qui vous a poussé à créer votre entreprise?

Ajantis est née en grande partie car une trop faible partie de la valeur que je développais m’étais restitué en définitive. En d’autres termes, en dépit du fait que j’étais le principal créateur de valeur à travers les missions que j’effectuais pour le compte de mon employeur, l’essentiel du montant de ma facturation finissait entre leurs mains.

 

Quelles sont les offres de votre société?

Ajantis est un cabinet conseil en Si (AMOA, Gestion de projets, Accompagnement des DSI, BPO, Projet d’intégration, …) qui fait également de la recherche et développement dans le domaine des applications mobiles. Nos principaux clients sont les grands noms du secteur de l’assurance (Axa, …) et de l’industrie  (Suez, …).

 

Comment se démarque Ajantis des autres cabinets de conseils?

Ajantis est encore une petite structure qui se base sur un réseau d’acteurs de confiance. Les clients ont une tendance à sélectionner un profil plutôt que des offres, on parle de “body shopping”. Nos collaborateurs sont des personnes avec qui nous avons déjà travaillé. Cela nous permet d’offrir une garantie sur la performance et la fiabilité de nos collaborateurs.

 

Quel serait votre consultant idéal?

En général, on fait appel à un consultant dans trois cas : manque de ressource, problème politique comme lors d’un audit par exemple ou de savoir faire.

Pour moi, un bon consultant doit être adaptable, avec une tête bien faite, et surtout, avec beaucoup de volonté. Il doit être capable d'absorber les surchage de travail, travailler efficacement, savoir soliciter ses collègues.

 

Quelle est votre journée type en tant que directeur général d’un cabinet de conseil?

Je m’emploie encore au sein d’Ajantis alors, il serait plus juste de parler d’une semaine type. En tant que fondateur d’Ajantis, je travaille sur des missions pendant quatre jours. Je passe une demi-journée à faire de la gestion administrative et une demi-journée à faire du développement commercial. D’ailleurs, ce n’est pas toujours facile de faire du développement commercial car mes clients et mes concurrents sont souvent plus âgés que moi, ce qui fait que je dois faire beaucoup plus d’effort pour être crédible.

 

Comment le réseau des diplômés pourrait vous aider à développer Ajantis?

Le réseau des diplômés pourrait m’aider à trouver de nouveaux collaborateurs, à mieux me faire connaître et  à trouver de nouveaux clients. D’ailleurs, je vais passer par T&MA cet été pour trouver un développeur mobile Android/iOs.

 

Si vous ne deviez garder qu’un seul souvenir de votre passage à l’école, quel serait-il?

Je retiendrai avant tout la vie associative. Elle nous fait apprendre beaucoup de chose, surtout la débrouillardise. Il n'y a pas que le poste de président du BDE ou de la junior entreprise où l'on peut faire preuve de débrouillardise. Par exemple en tant que Président du Bar, j'ai géré une superette de station service, suivre ses stocks, prendre en compte les goûts de mes clients, gérer les approvisionnements, faire attention à la trésorerie. Je me souviens que nous avons du changer de prestataire technique (sono, lumières) 3 jours avant un évènement qui réunissait 2000 personnes. Cela pousse à être réactif !

 

Un dernier mot pour les étudiants de TMSP?

Je leur conseillerais de prendre du recul. Selon les écoles, nous sommes tous poussés vers un secteur particulier, ce qui fait que certains se rendent compte qu’ils ne se plaisent pas dans leur métier mais y sont bloqués du fait de leur année d’expérience dans ce métier.

 

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