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06 juin 2023

Portraits Télécom SudParis - Portrait de Benjamin Allouche (TSP 1998), Directeur-fondateur chez Asturias Conseil

Benjamin Allouche est diplômé de Télécom SudParis, Promo 98. Il a travaillé dans le Conseil, puis en tant qu’indépendant dans un grand groupe. Depuis maintenant 8 ans, il a monté sa propre structure de conseil, Asturias Conseil. Découvrons son parcours et son savoir-faire.


Que vous a apporté Télécom SudParis ?

Sur le plan personnel, j'ai rencontré beaucoup de personnes avec lesquelles je suis encore en contact aujourd'hui. Beaucoup sont des amis et des personnes avec qui on crée des liens assez forts, que l’on prend plaisir à revoir. Par exemple, à la suite d’un réaménagement de l’espace de coworking où le cabinet était installé, nous avons dû trouver de nouveaux locaux dans un délai très court. Par hasard, je me suis retrouvé en contact avec un ancien de la promo et, tout naturellement, il m'a proposé de partager ses locaux temporairement. Je trouve qu’il y a un certain sentiment d’appartenance – et une fierté d’appartenance – chez les anciens élèves.

Quel est votre parcours professionnel ?

Tout d’abord, j’ai effectué mon stage de fin d'études dans un laboratoire d’électronique pour modéliser les comportements des réseaux. Grâce à ce stage, j’ai compris que je ne voulais pas être développeur ! Ensuite, j'ai intégré un petit cabinet, Siticom, qui a été racheté par la suite par Devoteam. Puis j’ai intégré la DSI Groupe de La Poste. A ce moment-là, j'ai compris que c’était le domaine du conseil qui me plaisait, et que le poids des organisations ne me convenait pas, j’avais besoin d’évoluer avec agilité. Quand on est consultant, on travaille sur un projet, pour un client clairement identifié ; on voit tout de suite les résultats et c'est très satisfaisant. Je me suis alors lancé en tant que consultant indépendant, notamment pour la SNCF, sur les aspects opérationnels et technologiques. En tant que salarié, j’avais un sentiment de sécurité, mais cela ne reste qu’un sentiment. En effet, nous n’avons que rarement l’opportunité d’influer sur l’évolution de l’organisation, notamment en termes de management ou de restructuration, avec un rachat par exemple.

Pouvez-vous nous décrire Asturias Conseil ?

Nous sommes un petit cabinet de 10 personnes sur un marché plutôt porteur. Nous accompagnons les Grands Comptes dans le pilotage de leur IT. L’essentiel pour nous est de comprendre leurs enjeux stratégiques et de les accompagner dans la déclinaison au niveau IT. Cela nécessite bien entendu de comprendre les problématiques techniques mais également d’adresser l’ensemble des dimensions (économique, organisationnelle/gouvernance, RH, RSE…) qui présentent une certaine spécificité propre à l’IT. Cette complémentarité des différentes dimension correspond à ma formation à Télécom SudParis.

Mon travail quotidien en tant que directeur est d'obtenir l'adhésion de tous mes collaborateurs à notre projet d’entreprise, de maintenir un engagement solide. Le salaire est important, c’est évident, mais ne suffit pas ; il faut aussi les inclure dans les décisions. Nous avons pour cela mis en place plusieurs comités : Ressources Humaines, RSE, Communication/Marketing et Business. Chaque comité a un responsable dont le rôle est d’animer la démarche et de discuter des différents sujets avec les membres (3/4) afin de prendre des décisions collectives qui allient les différents points de vue.

De mon côté, je tiens à rester opérationnel et disponible en cas de difficultés sur des projets. Certains clients veulent absolument travailler avec moi car ce sont des clients historiques.

En créant ma propre société, je me suis rendu compte de l’importance d’identifier et comprendre les valeurs qui m’animent. Cela permet notamment de choisir les bons candidats, ceux qui nous ressemblent et ceux qui nous complètent.

 

Quels seraient vos conseils pour une personne qui souhaiterait monter sa structure comme vous ?

Quand on est jeune, sans engagement et sans enfant, les risques sont faibles, c’est le moment pour oser ! Il n'est pas forcément nécessaire d'avoir une idée géniale, avoir une bonne idée peut être suffisant, mais il faut surtout faire les choses bien. Tout ne peut pas être anticipé, chaque chose en son temps, définir une cible, rester aligné avec ses valeurs, et – pour utiliser la métaphore de la voile – tirer des bords pour s’approcher de l’objectif en fonction de l’orientation du vent.

 

Interview réalisée par Kelly Zhang (étudiante IMT-BS)



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