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21 mars 2022

Portraits Télécom SudParis - Portrait de Khaoula BEN AYED (TSP 2012), Global Network Manager chez Edenred

Pouvez-vous vous présenter ?

Après avoir grandi en Tunisie, j’ai effectué mes études en France. J’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur de Télécom SudParis en 2012 avec une spécialisation en réseau. Par la suite, j’ai décidé de poursuivre mes études à l’université Paris-Dauphine au sein du Master 2 en management des nouvelles technologies et d'information. Je souhaitais développer une double compétence ingénieur-manager.

J’ai commencé ma carrière en 2014 en tant que consultante IT pendant 3 ans. Ensuite, j’ai rejoint Edenred, groupe français offrant des solutions transactionnelles au service des entreprises, des salariés et des commerçants. Dans un premier temps, j’étais chargée de déployer le réseau mondial qui venait d'être contractualisé, avant d’évoluer en tant que cheffe de projet en réseau et sécurité.  Depuis deux ans, j’occupe le poste de manager réseau.

 

Vous travaillez actuellement en tant que Global Network Manager au sein d’Edenred. Pouvez-vous nous présenter Edenred ainsi que vos missions ?

Initialement, l’entreprise était une filiale d’Accor appelée “Accor service” qui a pris le nom d’Edenred en 2010, suite à la séparation entre les activités hôtelières et de services prépayés du groupe.

Edenred offre des solutions de transaction pour les services des entreprises. Edenred offre des solutions diversifiées de services : tickets restaurant, chèques-cadeaux, prise en charge des déplacements avec le chèque essence, carte de paiement pour les voyages. Edenred se positionne de plus en plus comme étant une entreprise de services prépayés digitaux à travers des partenariats avec UberEats ainsi que des canaux de paiements numériques comme Apple Pay ou Google Pay.

En 2019, je suis devenu manager réseau au sein d’Edenred. Mon rôle consiste à la gestion du réseau global d’Edenred qui relie plus de 10 000 employés répartis sur 70 sites dans 45 pays.

J’ai trois missions principales :

  • En premier, je suis en charge du maintien de la stabilité et de la performance du réseau de l’entreprise. C’est une mission primordiale pour que tous les salariés des équipes de vente, de marketing ou IT, puissent mener leurs tâches à bien.
  • Le deuxième axe consiste à anticiper les évolutions du business. Le monde de la fintech et des services prépayés est en pleine mouvance et il faut être réactif.
  • Enfin, je suis également chargée de la sécurisation et de l’amélioration continuelle de l’infrastructure avec une problématique forte de confidentialité, de protection et de sécurisation des données.

 

Pouvez-vous nous présenter le déroulement de votre journée en tant que Global Network Manager ?

Il n’existe pas réellement de journée type mais plusieurs éléments reviennent de manière récurrente.

  • Tout d’abord, il est nécessaire de prévenir les litiges éventuels en évaluant les risques concernant des incidents potentiels sur les demandes. Cela nécessite une importante réactivité et adaptabilité en cas de situation critique.
  • Un second élément est d’étudier les standards que l’on veut mettre en place. Au début de l'année, les équipes planifient leurs projets phares. Il faut veiller à ce que l’application opérationnelle s’inscrive dans la stratégie initiale.
  • Par ailleurs, je dois également suivre les nouveautés sur le marché et déterminer l’environnement et l’entourage les plus adaptés pour mener à bien une mission. Parfois, il est nécessaire de faire appel à des acteurs externes. Il faut donc écouter les différents correspondants IT pour adopter une solution conforme à la demande et aux besoins d’Edenred. Cette étape de spécification du besoin est nécessaire.

La qualité des échanges au sein des équipes est essentielle pour avoir leur ressenti et comprendre les besoins. Une relation de confiance est encore plus importante dans un contexte où plusieurs collaborateurs se trouvent à l’étranger : au Brésil, à Singapour, en Roumanie. L’échange avec les autres équipes permet à l'équipe réseaux de comprendre leurs enjeux et donner un sens plus concret à leurs tâches.

 

Avant de devenir manager, vous avez travaillé en tant que consultante IT pendant plus de deux ans. Quels sont les apports de cette expérience dans la suite de votre carrière ?

J'ai commencé ma carrière dans un cabinet de conseil IT à taille humaine qui se positionne sur des projets importants pour le compte de grands groupes comme Air France et ArcelorMittal.

Le conseil m’a offert la possibilité de découvrir une multitude de missions, de clients et de m'exercer sur différents cas concrets. Lorsque nous débutons notre carrière, nos savoirs sont assez théoriques, le secteur du conseil est particulièrement formateur pour acquérir des compétences concrètes.

Cette première expérience dans le conseil IT m’a permis de m’épanouir et de déterminer au fil des expériences mes points forts et les axes d'amélioration. J’ai acquis un savoir être, une certaine rigueur et une vision globale du marché et de ses acteurs.

 

Au cours de votre parcours, la dimension internationale est très présente. Pendant vos études, vous avez fait partie de l’association AIESEC et êtes partie en échange à l’Université Jiaotong de Shanghai qui est très réputée. Actuellement, vous avez un rôle global. Qu’avez-vous appris de ces environnements internationaux?

L’international m’apporte beaucoup en termes de richesse humaine. Les échanges internationaux permettent d’apprendre davantage sur l'autre et sur nous-même.

Dans le cadre d’une structure internationale comme Edenred, je suis amenée à échanger avec des collaborateurs au Japon, au Chili, ou partout dans le monde. Le principal défi est de conserver un lien fort malgré la distance.

Je m'efforce de concilier les spécificités culturelles et à faire preuve d’empathie. Les différents échanges et efforts d’adaptation permettent de nous enrichir mutuellement et d’atteindre nos objectifs.

 

Pour quelles raisons avez-vous choisi de rejoindre Télécom SudParis ?

Le premier élément ayant motivé mon choix de rejoindre Télécom SudParis est la formation en IT. J’apprécie ce secteur en raison de son dynamisme. C’est un secteur en évolution continue.

Par ailleurs, la richesse des partenariats et la qualité des parcours professionnels des anciens diplômés de Télécom SudParis ont conforté mon choix. A l’issue d’une classe préparatoire, il est rassurant de rejoindre une école avec de bons débouchés, des voies de spécialisation diversifiées et un réseau d’anciens sur lequel s’appuyer.

C'est ma découverte de l'esprit de l'école et du campus  lors de mes oraux qui a concrétisé ma décision de rejoindre Télécom SudParis.

 

En période de crise sanitaire, avez-vous un conseil pour les étudiants qui vont entrer sur le marché et souhaitent inclure une dimension internationale à leur parcours ?

Je conseillerais aux étudiants de ne pas avoir peur d'essayer malgré les contraintes imposées par la pandémie. Par exemple, ils peuvent être amenés à remettre en question leur projet de carrière à l’étranger et à rester dans leur zone de confort en France.

De nombreuses opportunités se présentent malgré la crise sanitaire. Il ne faut pas se fermer de portes pour des raisons logistiques ou géographiques.

 

Que retenez-vous de votre expérience en tant que volontaire au sein de l’association des Petits Frères des Pauvres ?

Après avoir passé l’essentiel de ma journée derrière un écran ordinateur et à côtoyer mes collègues qui ont plus ou moins suivi le même parcours et une manière d'être similaire ; l’engagement au sein des Petits Frères des Pauvres m’a permis de donner de mon temps et de mon énergie. Ceci dans le but de contribuer à quelque chose de la vie d'autres personnes et potentiellement faire la différence dans ses choix.

C’est un moyen de me rappeler que le monde et la vie ne s'arrêtent pas à l’IT et aux grandes structures. Il existe des personnes qui souffrent de l'isolement, qui n’ont pas eu les moyens de choisir la formation qui leur correspond le mieux. Les accompagner permet de rajouter du sens dans leur quotidien. Pour ces mêmes raisons, j’ai participé en tant qu’étudiante de Télécom SudParis à un projet pour sensibiliser les étudiants en collège ZEP aux formations et débouchés de l’IT.



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