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07 juin 2022

Portraits Institut Mines-Télécom Business School - Portrait de Loubna KSIBI (IMT-BS 2015), Co-fondatrice de Meet my Mama

Quel souvenir gardez-vous de vos années à IMT-BS?

J’ai intégré IMT-BS en première année de Bachelor. J’en garde un très bon souvenir pour plusieurs raisons. Je suis originaire de Lorraine et mon arrivée en région parisienne était un changement majeur pour moi. Ensuite, j’ai beaucoup apprécié l’esprit très familial, bienveillant qui régnait sur le campus. Enfin et surtout, j’étais très intéressée par IMT-BS car cette école traite de sujets innovants et de nouveaux business model.

 

Etiez-vous investie dans les associations de l’école?

Oui, j’étais membre du bureau AIESEC, association qui permet de trouver des stages hors de France et également d’accueillir des étudiants étrangers. Nous étions conviés à beaucoup de conférences internationales. J’ai ainsi pu aller à Bahreïn.

 

Parlez-nous de votre parcours professionnel?

Tout d’abord, j’ai effectué mon stage chez PwC entre mon année de licence et mon master. C’était ma première fois en entreprise ; j’ai pu découvrir le monde de l’audit et du conseil.

J’ai ensuite effectué mon Master 2 intitulé Industrie de Réseau Economie Numérique (IREN) à l’Université Paris-Dauphine en alternance chez IBM. J’étais dans la branche Intelligence Artificielle chez IBM où j’ai passé deux ans.

En plus de mon entreprise Meet my Mama, j’étais membre du Conseil National du Numérique qui est un organe permettant d’échanger sur des sujets qui touchent au numérique et de faire des propositions au gouvernement. Mon sujet de prédilection était « les travailleurs des plateformes » ou bien le sujet des travailleurs indépendants.

 

Comment êtes-vous arrivée à créer la start-up Meet my Mama?

J’ai grandi avec des femmes passionnées et ayant du talent pour la cuisine. C’étaient des femmes au foyer qui avaient des difficultés à s’insérer sur le marché du travail avec un poste permettant de s’épanouir et d’évoluer.

A l’époque où je travaillais sur mon projet, nous étions dans une période marquée par d’importantes arrivées de personnes réfugiées en France. Nous avions l’ambition de les aider à trouver un emploi et de les accompagner pour s’intégrer plus facilement. Meet my Mama est un traiteur engagé qui a pour vocation de les aider à être plus indépendantes et aussi de contribuer à la société.

Cette idée est aussi venue du fait que dans le monde culinaire, la plupart des chefs sont des hommes.

Les trois points essentiels de Meet my Mama sont l’accompagnement que nous nommons « l’empowerment », la formation via la Mama Academy, et l’accès à une plateforme évènementielle qui rassemble ce réseau de chefs, apportant ainsi des opportunités économiques.

 

Est-ce un projet lancé en groupe ou toute seule ?

J’ai rencontré mon associée Donia Amamra chez PwC avec qui nous avions créés un projet nommé Mama Cooking. Par la suite, via les réseaux sociaux, nous sommes devenus trois associés avec la fusion du projet Mama’s Kitchen porté par Youssef Oudahman. A partir de cette rencontre, nous nous sommes alliés pour construire Meet My Mama.

 

Quel conseil pourriez-vous donner à un(e) étudiant(e) qui veut lancer sa start-up?

Je recommande de se lancer pendant les études. De mon côté, l’aventure a démarré dès la première année de Master. Nous avancions à notre propre rythme, nous essayions de comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat, de construire un réseau en participant à des conférences où nous écoutions d’autres entrepreneurs, ou au start-up week-end où on apprend à monter sa start-up.

A la sortie de mon master, je m’y suis consacrée à temps plein à Meet my Mama et j’ai même pu me dégager une rémunération car nous avions déjà des clients. Et cela a été d’autant plus facilité, qu’il existe aujourd’hui de nombreux programmes d’aide à la création de start-up dans en région parisienne ou des incubateurs dans les écoles.

 

Pouvez-vous nous donner des références pour suivre l’actualité entrepreneuriale ?

Je trouve mes principales références sur Linkedin et Twitter. Il est intéressant aussi de suivre les incubateurs. De nombreuses conférences sont organisées par « The Familly » (Numa par exemple). La presse spécialisée sur l’entrepreneuriat numérique comme Maddyness peut également être une bonne source d’information.

 

Est-il difficile de concilier la vie professionnelle, particulièrement la création d’une start-up, avec la vie personnelle?

La question ne se posait pas en ces termes. Quand tu montes un projet, c’est un peu ton bébé quand même. C’est à la fois mon loisir et ma passion et je n’avais pas nécessairement besoin d’autre chose. Durant mon temps libre, j’allais à des conférences ou à des évènements ; je lisais des livres sur ce sujet, je brainstormais sur des idées.

Durant les premières années, j’avais besoin de plus d’adrénaline, de plus de challenge et j’étais en total accord avec ce mode de vie. Désormais, je dois m’accorder davantage de pauses mentales et physiques et j’ai repris des activités avec mes amis.

 

Comment fait-on pour faire connaître son projet et l’aider à croître?

Les conférences et notre intégration dans tous les incubateurs de Paris (Station F, La Ruche, The Family, Ticket for change…) nous ont permis de nous développer. En complément, nous avons participé à beaucoup de concours.

 

Interview réalisée par Kelly Zhang (étudiante IMT-BS)



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